BANQUIERS
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Un riche banquier Suisse ( pléonasme ... ) va marier son fils.  La veille des noces, il
prend le jeune homme  à part  pour une conversation  en tête-à-tête.
- Pierre-Alain,  mon fils,  je réalise que je ne t’ ai jamais parlé des choses de la vie.
  Tiens,  connais tu  les doigts  de la main ?
- Mais,  bien sûr,  papa !  Il y a l’ index, le majeur, le ...
- Non, non, ce n’ est pas ça.  Il y a le doigt du voyage, celui de la direction, celui de
  la  jouissance,  celui  du mariage et,  enfin,  celui de la distinction.  Je t’ explique,
  Pierre-Alain,  mon fils.  Le doigt du voyage, c’ est  le pouce  parce qu’ il te permet
  de faire  du stop.
- D’ accord,  papa ...
- Le doigt de la direction,  c’ est l’ index  parce que c’ est celui que tu tends  quand
  tu veux montrer  quelque  chose.
- Oui,  papa ...
- Le doigt du mariage,  c’ est l’ annulaire  parce que c’ est là que  tu vas  passer ton
  alliance,  Pierre-Alain,  mon fils. Le doigt de la distinction, c’ est l’ auriculaire par-
  ce qu’ il faut  le lever  quand on boit  une tasse  de thé.
- Papa,  tu as oublié  le doigt de la  jouissance.
- Je gardais le meilleur pour la fin,  Pierre-Alain,  mon fils.  Le doigt  de la jouissan-
  ce,  c’ est le majeur.  Le plus beau,  le plus long.  Pour la jouissance,  ce doigt,  tu
  le mouilles dans ta bouche,  et ...
                                                             tu comptes les billets de banque, mon fils !!

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