
|
La culture Martiniquaise est un mélange de culture Fran- çaise, Africaine et Indienne. La langue officielle reste le Français mais le language le plus utilisé est le créole. La naissance de cette langue remonte à la période de l es- clavage. Ce sont les esclaves qui ont inventé ce parlé, pour éviter d être compris par leurs maîtres. Le catholisisme est la religion la plus importante sur l île. Tous les dimanches les chrétiens se retrouvent à léglise pour la messe. Dès les premiers jours de Décembre, un grand nombre de "Chanté Noël" sont organisés partout dans les foyers, les bars et les Mairies. Parmis les au- tres religions on retrouve 15% d Advantistes, les Té- moins de Jéhovah, le Bahai et le Rastafarian. Le zouk est à la fois une danse et une musique tradition- nelle. Il s inspire de la biguine et de certains autres ryth- mes Africains. Chaque samedi des soirées musicales "Zouks" sont organisées entre amis. Cest loccasion de danser, de chanter et de déguster le rhum local. |
|
Le carnaval de février est un évènement annuel que chaque Martiniquais prépare plusieurs mois à l avan- ce. Les défilés dans les rues de Fort de France sont rythmés par les chants et les danses zouks. La fête dure 4 jours pendant lesquels les magasins sont fermés. En juillet, l Association des Yoles Rondes organise une course par étapes autour de l île. La course dure une semaine. Les Martiniquais ont aussi gardé la tradition des combats de coqs et des combats de mangoustes contre serpents dans les "pitts". Les paris sont ouverts au public. Chaque commune a son annuelle "Fête patronale", jeux et animations sont au programme dans les stands montés pour l occasion. |
|
Né à Basse Pointe en 1913, Aimé Césaire quitte la Martinique en 1931 pour effec- tuer des études à Paris. Il y rencontre Léopold Sédar Senghor. Ensemble, ils fondent la revue "L étudiant Noir", dans laquelle ils développent le concept de Négritude, dont le but est de retrouver les liens ancestraux avec l Afrique. Aujourd hui, ce mou- vement philosophique, peut-être mal compris par les Martiniquais, a tendance à sta- gner. De retour sur l île en 1939, il enseigne au lycée Schoelcher et publie la revue "Tropiques". Elu maire de Fort de France en 1945, puis député communiste, il est rapporteur de la loi de départementalisation de 1946. Il rompt avec le PC en 1956, puis fonde le Parti Progressiste Martiniquais en 1958. Maire de la ville pendant plus de 40 ans, il fit face aux problèmes urbanistiques consécutifs au doublement de la population. Admiré ou contesté pour son action politique, l influence de son oeuvre sur la littérature Antillaise et Africaine francophone est incontestable. |
|
La culture Martiquaise est très respectée. Elle se transmet de génération en génération. Un Martiniquais ne manquera pas de vous dire, à propos de la Martinique: respèkté pay mwen, respectes mon pays. |

|
La Martinique bénéficie d une activité culturelle dynamique: Cinémas, représentations théâtrales, artistes en tournées, expositions, festivals de musique, manifestations culturelles nationales. A noter le Festival de Fort de France, organisé au mois de juillet par le SERMAC, les festivals de jazz et de guitare classique, organisés au mois de décembre par le CMAC-scène Nationale. Le patrimoine historique est bien mis en valeur. Il en est ainsi du site exceptionnel de la ville de Saint Pierre dont les vestiges ont fait l objet d un ambitieux programme financé par l Etat et les collectivités locales. L île compte de nombreux musées: Musée archéologique de Fort de France, musée de la Pagerie où sont exposés les souvenirs de Joséphi- ne de Beauharnais, Musée industriel de la canne à sucre, centre d art Paul Gauguin, Musée d histoire et d ethnographie de Fort de France, Centre culturel de Fonds Saint Jacques à Sainte Marie, Ecomusée de Rivière Pilote... | |
|
L enseignement public en Martinique est le même qu en métropole et suit un calendrier identique. En 1997, l enseignement du premier degré, public et privé, écoles maternelles et primaires, a accueilli 55569 élèves dans 273 établissements. L enseignement du second degré, public et privé, a accueilli 48760 élè- ves dans 76 établissements, 20 lycées et 40 collèges. Deux lycées d enseignement agricole permettent de préparer un BEPA, Brevet d Enseignement Professionnel Agricole, d exploitation. Spéciali- té: Agriculture des régions chaudes. Dominante: Floriculture de plein champ et sous abri, élevage bovin et avicole. Un BEPA Services, domi- nantes: Secrétariat, accueil - ventes de produits horticoles et de jardina- ge, ainsi qu un BTA, Brevet de technicien Agricole, option Services. L université Antilles-Guyane dispense un enseignement en Martinique, Guadeloupe et Guyane. Le campus de Schoelcher en Martinique regrou- pe quelque 5500 étudiants répartis dans: Une UFR, Unité de Formation et de Recherche, de lettres et sciences humaines, niveau maîtrise, et pré -paration aux concours d agrégation de lettres modernes. une UFR de droit et économie, niveau DEA et DESS, préparation aux concours d entrée aux IRA, au centre de formation professionnelle d avocats et à l école nationale de la magistrature. Une UFR de médecine filière rési- dant médecine générale et internat médecine spécialisée. Un Institut Universitaire de Formation des Maétres, IUFM, a été ouvert en 1992. La presse écrite en Martinique compte un quotidien, France-Antilles, plu- sieurs hebdomadaires ou mensuels régionaux complétés par la diffusion des journaux édités en métropole. Le service public de télévision est assuré par Réseau France Outre-mer, RFO, sur deux canaux: Télé Martinique et Tempo. RFO retransmet des programmes de France Télévision, TF1, Arte et la Cinquième et produit des programmes régionaux. Deux chaînes de télévision privées, Antilles- Télévision, A-T-V et Canal-Antilles un programmes de Canal+, auxquels s ajoute un réseau de télévision câblée, Martinique TV-Câble et un bou- quet de chaînes Françaises par satellite, Canal Satellite Antilles, disponi -ble depuis août 1998, complètent le paysage audiovisuel de l île. Les programmes radio de RFO sont constitués d' émissions produites localement et d émissions reprises de Radio France. Les auditeurs ont aussi le choix entre de nombreuses radios locales privées. Il existe de nombreuses radios locales, associatives ou commerciales, sur la FM. |