Histoire et histoires

Grondement d’ enfer, la terre craque en rugis-
sant, le ciel s’ embrase. Nous sommes au jour
de la naissance de Saint Vincent, voici quel-
ques millions d’ années.
La Soufrière
La Soufrière         
Le plus haut sommet de l’ île, la Soufrière, est
un volcan encore actif. Au cours des deux der
-niers siècles on dénombre quatre grandes
éruptions meurtrières; 1812, 1902, 1971 et
1979. La plus redoutable fut celle de 1902 qui
tua plus de 2000 personnes, de plus en 1896
l’ île a subit un énorme raz de marée.

La côte Est
          La côte Est
Le 22 janvier 1498, le jour de la Saint Vincent, Christophe Colomb jette l’ ancre de sa caravel-
le dans une baie de l’ Hairoun des Arawaks, ré-
cemment conquise par les redoutables indiens Caraïbes.
La résistance de ces farouches guerriers, aux envahisseurs qui vont se succèder, sera san-
glante, les victimes nombreuses chez les uns
comme chez les autres.

Les Européens ont l’ avantage de la puissance de
leurs armes mais ils étaient épuisés par le voyage,
et les restrictions de nourriture, à travers l’ océan
Atlantique. Le climat chaud et humide des tropi-
ques ravage la santé des hommes.
L’ enjeux n’ était pas le même, aussi, pour les indi-
ens Caraïbes qui combattaient sur la terre de leurs
ancêtres.
Pétroglyphe
Pétroglyphe     
précolombien    
1675, un négrier coule près des côtes de Saint Vincent. Quelques survi-
vants vont rejoindre les Caraïbes. Le métissage donne naissance à un
nouveau peuple, les Caraïbes Noirs rapidement rejoints par d’ autres es
-claves évadés des îles voisines.
En 1779, après plus de cent ans de luttes, contre les blancs et internes, les Français débarquent à la demande des Caraïbes Jaunes, d’ origine
,en échange de leur protection.
Le traité de Versaille rend Saint Vincent aux Anglais en 1783. En 1795,
les combats sont acharnés entre les Caraïbes, soutenu par les Fran-
çais, et les Anglais. Les plantations sont brûlées, les colons massacrés.
Les Caraïbes sont finalement vaincus et 5’000 d’ entre eux, la quasi tota
-lité, sont déportés vers des îlots proches de ce qui est actuellement le
Belize et le Honduras. Leurs rares descendants rescapés vivent, au-
jourd’ hui, regroupés dans le village de Sandy bay.

De 1871 à 1969, l’ île est colonie Britannique au sein des Winwards Is-
lands. En 1969 elle devient "associée" de la Grande-Bretagne. Elle de-
vient indépendante, en 1979, sans sortir du Commonwealth, à l’ instar
de ses voisines de l’ archipel des Grenadines.
La feuille de l’ arbre à pain est le support des armoiries de Saint Vin-
cent et les Grenadines. Le drapeau du pays, modifié en 1985, était au-
paravant le drapeau de l’ opposition. Les 3 losanges verts symbolisent
les 3 îles pricipales sous la forme stylisée de feuilles de l’ arbre à pain.
Le drapeau national
         Le drapeau national
1788, les arbres à pain Polynésiens,
sont acclimatés à Saint Vincent.
Les arbres de l’ îles sont les descen-
dants de ceux sauvés, après la mutine
-rie des Tonga, par le redoutable et ef-
ficace commandant du navire de sa
majesté, le Bounty,... William Bligh.

Saint Vincent est signataire de la convention ACP/CEE qui associe les
membres de l’ Union Européenne à 64 Etats d’ Afrique, des Caraïbes
et du Pacifique en voie de développement. Les secours peuvent être pu
-rement financiers ou sous forme d’ assurances contre les pertes de re-
cettes à l’ exportation, par exemple. Un des derniers projets concrets fi-
nancés par cette convention dont bénéficie Saint Vincent et une subven
-tion pour le développement de l’ élevage.

Les religions sont innombrables aux
Antilles à l’ image des différents occu-
pants qui se sont disputés ces îles. A
Saint Vincent, où l’ influence Anglaise
est largement dominante, c’ est le pro-
testantisme qui s’ impose comme cul-
te majeur. Mais il ne faut pas négliger
l’ héritage culturel des nombreux Noirs
Africains. Certaines croyances peu-
vent sembler cocasses. Il est, par ex-
emple, conseillé aux femmes de dor-
mir avec leur culotte afin de découra-
ger les Dorlis, esprits malins, suscepti-
bles de les importuner dans leur som-
meil. Ici la frontière entre le monde des
vivants et des morts n’ est pas très net-
te. Les Zombies et autres Soucou-
gnans sont craints et respectés. Les
sorciers, Quimboiseurs, servent d’ in-
terprètes entre les deux mondes en se
servant d’ incantations et de Quimbois,
philtres, dotés de multiples fonctions.
Wild Side
Wild Side


Biabou
Biabou

Orchestre local
Orchestre local
Les Rastas
Né au début des années trente, dans les ghettos de la Jamaïque, en réac
-tion au contexte racial, ce mouvement de pensées religieuse c’ est bien
implanté sur Saint Vincent. Les rastas s’ inspirent de la Bible et des pro-
phéties de Marcus Garvey, qui préconisait le retour du peuple déporté à
la terre mère d’ Afrique. Ils ont adopté une ligne de vie le plus naturelle
possible. Pas de viande, pas d’ alcool, ils ne se coiffent pas et laissent
leurs cheveux s’ enrouler et former des Locks, les hommes ne se rasent
pas. Bob Marley a largement contribué, avec sa musique, à la popularisa
-tion de ce mouvement.

Coq de combat
              Coq de combat
Les combats de coqs sont, dans les
îles de Saint Vincent et les Grenadines,
un sport national. Les volailles sont en-
traînées et choyées comme des cham-
pions . Les trois jours précédents l’ ép-
reuve, ils sont nourris que de poivre de
Cayenne roulé dans de la pâte et de
boulettes de jaunes d’ oeuf, pour renfor
-cer leur agressivité naturelle. Le com-
bat, durant lequel les paris vont bon
train, s’ arrêtera avec la mort d’ un des
deux protagonistes.


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