Les guêpes  parasitoïdes  se développent  à  l’intérieur de  chenilles  vivantes.  Pour  survivre  dans cet envi-
ronnement  hostile,  elles introduisent  dans les chenilles  parasitées  des  virus  qui  en  inhibent  le  système immunitaire.

Quand  une guêpe parasitoïde  a repéré sa victime,  guidée par  l’odeur du  lépidoptère  et de  son repas, la
chenille  a peu de chance  de s’en sortir indemne.  La guêpe  perce la cuticule  protectrice de la chenille et y
injecte quelques oeufs : les larves se développeront  en mangeant la chenille de l’intérieur. La guêpe injecte,
en  même  temps  que  ses  œufs  d’innombrables  particules  virales  qui  mettent  hors  service  le  système
immunitaire  de la chenille.  La guêpe  est une endoparasite : elle se développe  à l’intérieur  de l’organisme
qu’elle  parasite.  Il  ne  faut  pas que la chenille  meurt  avant  que les larves de guêpe  aient  reçu  assez  de
nourriture  pour  survivre.

Des  expériences  ont  eu  lieu  pour  mieux  comprendre  le système  qu’employait  la  guêpe  pour  arriver à
faire  développer  des larves  dans une chenille.  Les oeufs injectés  par  la  guêpe  flottent  dans  un  liquide,
l’hémolymphe qui emplit la cavité interne de la chenille. G. Salt lava les oeufs de guêpe avant de les injecter,
ils  furent  rapidement  attaqués  puis  détruits  par  les  cellules  immunitaires  de  la  chenille  parasitée.

Comment  les  virus à  ADN  multiples,  désactivent-ils  le  système  immunitaire  des  chenilles  parasitées ?
Les virus à  ADN multiples ont  un génome plus grand et  plus complexe que les autres virus à ADN : chaque
particule virale contient jusqu’à 28  boucles d’ADN.  Ce génome complexe est intégrée dans le génome des
guêpes,  il se tranmet chez la guêpe  selon la loi  de Mendel ( Les séquences sont recopiées et  transmisent
de  génération  en génération ).  Des chercheurs ont  étudiés la guêpe  parasitoïde " Cotesia  Congregata ",
qui  dépose  des  centaines  d’œufs  par  chenille.  Ces  œufs  deviennent  des  larves  qui  se  nourissent de
l’hémolymphe  de la chenille et  non de ses tissus, permettant ainsi à la chenille de survivre longtemps après
l’éclosion des œufs de la guêpe.  Ce qui permet  aux larves d’avoir  à manger et de pouvoir se développer à
l’abri  des  dangers  extérieurs.

Le virus à  ADN multiple sert aux guêpes pour se reproduire en utilisant  aucune énergie venue d’elle même.
Ce virus  désactive le système  immunitaire  de la chenille  pour que les  larves de la guêpe ne puissent  pas
être détruites.  La chenille  ne peut  rien  faire  contre  ça quand  une guêpe  lui a injecté un  virus, elle  meurt.
Leptomastix dactylopii
Plusieurs guêpes parasitoïdes sont
utilisées  en  lutte  biologique ; par
exemple,   Leptomastix  dactylopii,
contre  la cochenille  de  l’oranger.
Agenioideus sp.
Araignée sauteuse  Saitis barbipes
( femelle adulte ) sur le dos, pattes
recroquevillées,  paralysée.  La fe-
melle  de  guêpe  Agenioideus  sp.
qui  l’a  piquée  la  transporte.
Ichneumonidae
Une larve  Ichneumonidae est fixée
au corps d’une araignée Theridium
sp.
Elle n’est pas paralysée et reste
active, en étant lentement dévorée.
 
Pélopée
Le cylindre  blanc,  de la taille d’un
grain de riz,  visible sur  l’abdomen
de  cette  Araneus  est  l’œuf  d’une
guêpe  Pélopée.
Pompilidae
Une  guêpe  Pompilidae  transporte
l’Xysticus  sp. qu’elle  a  paralysée.
Elle  sera  enfermée,  incapable du
moindre  mouvement,  dans  un ter-
rier creusé dans le liège d’un chêne.
Trichomalopsis sarcophagae
Trichomalopsis sarcophagae est
un  parasitoïde  de  la  mouche
domestique  et  de  la  mouche
piquante des  étables,  Alberta.
 
Ichneumon
Une  guêpe  Ichneumon.
Ichneumon
Une  guêpe  Ichneumon.
Megarhyssa atrata
Femelle de Megarhyssa atrata. Ces
guêpes  percent  le bois des arbres
pour aller  parasiter  des  larves de
mouche jusqu’à 15 cm à l’intérieur.

Rêve Lémanique