Contrairement  à une croyance répandue,  la guêpe n’est  ni agressive, ni
dangereuse.  En effet, elle ne pique que si elle se sent menacée.  Et cette
situation  n’arrive  que  dans  trois  situations :
  1. Elle  est  réellement  en  danger.  Exemple : un abruti  l’ aperçoit  qui
    volait  innocemment  et  tente  de l’écraser.  Evidemment,  la pauvre
    petite  bête va  chercher à  se défendre.  En  pareille  situation ( à la
    place  de  la  guêpe ), n’agiriez-vous  point  de  même ?
  2. Elle  n’est  peut-être pas en  danger, mais ne le sait pas.  Exemple :
    une  guêpe  est attirée  par le parfum  appétissant  d’un  individu  de
    l’espèce humaine.  Elle n’a nullement l’intention de l’agresser,  mais
    simplement  elle veut  voir  ce qui  sent  si bon,  et  éventuellement le
    léchouiller  comme  un  bon  fruit  mûr gorgé  de  sucre.  Las, le gros
    animal  qui sent si bon a  peur de la  petite guêpe.  Or  la peur a une
    odeur  que  sent   fort  bien  la  guêpe.   Et  c’ est  là  que  débute  un
    quiproquo. En effet, un animal qui a peur ou un autre qui va attaquer
    exhalent  des parfums  similaires car ils  produisent  alors des subs-
    tances  telles que l’adrénaline.  Lorsque la guêpe perçoit  l’odeur de
    l’adrénaline,  elle sait qu’elle doit se tenir sur ses gardes,  car il peut
    s’agir d’un danger potentiel.  Et si, en plus, le gros  animal commen-
    ce à s’agiter, à lancer de grands gestes en direction du  petit, celui-
    ci  prend  peur et se croit menacé.  Il  pique alors  pour se défendre.
    Fin du drame.  A la place de la guêpe, n’eussiez-vous  point  agi de
    même ?
  3. La  guêpe  est  en  danger,  par  la  faute  involontaire  de  l’homme.
Prévention
Evitez   les  comportements  à  risque.   Ne  cherchez  pas  la  bagarre  en
dérangeant  inutilement  l’activité des insectes ( recourez  à un spécialiste
pour  les  problèmes  d’essaim ).  Ne mimez  pas la  plus  belle  des fleurs
( couleur jaune, parfum fleuri et sucré ), attitude qui attirera également des
admirateurs  ailés.  Lors des  balades  en lisière  de forêt,  protégez-vous
des tiques par le port de bottes et de vêtements n’offrant  pour cible qu’un
minimum de chair.  Dans un pays concerné par la malaria, munissez-vous
d’habits  couvrants  et d’une moustiquaire.  Ces précautions de base sont
complétées  par  l’emploi  d’anti-moustiques.

Trente  milligrammes  de vie ! C’est  l’ahurissante  légèreté  d’une abeille.
Avec  l’ours et  le loup,  cette bête si menue fait partie des  rares espèces
animales  encore  capables  de  faire  fuir le  brave  mammifère  que nous
sommes.  Et encore est-elle insensible au fusil ! La situation serait cocas-
se  si la douloureuse  piqûre  n’était  pas parfois  mortelle.  Et même  plus
souvent  qu’on  l’imagine.
   

Rêve Lémanique