Il existe plusieurs variétés de guêpes. La guêpe commune ( vulgaris ) est la plus connue. La guêpe comme
le frelon est attirée par la présence de sucre et de viande ( protéines) pour lélevage de leurs larves. Ce sont
des prédateurs très utiles des chenilles et autres insectes. Comme leur dard est lisse, il leur est possible
dattaquer plusieurs fois leurs proies. En cas de piqûre le dard ne reste pas dans la plaie.
Je ne vous lai pas dit, presque tous les ans mon jardin, ou autre chose que jaime, ou celui de nos voisins
possède son nid de guêpes. Les trous de mulots du pré de notre voisin y sont tellement nombreux quà
chaque printemps elles trouvent un emplacement à leur goût. Mais quelles sont ces guêpes ? Je les ai
observées bien souvent : de forme trapue en dépit de leur taille fine, trois points ornent leur chaperon jaune,
les distinguant ainsi des guêpes vulgaires ( Vespula vulgaris ) qui portent une tâche noire en forme de
hallebarde sur le devant de la tête. Malgré leur nom étranger de guêpes germaniques, ces guêpes sont les
plus communes dans nos régions. La jolie guêpe rousse ( Vespula rufa ) à labdomen couleur de rouille y
est assez rare ; plus répandue est la guêpe intermédiaire ( Vespula media ) qui a la particularité de
construire un nid aérien.
Mais la plus grosse, la plus redoutable est le frelon ( Vespa crabro ). Sa taille atteint de 21 à 55 mm et son
corps est fortement taché de roux ferrugineux. Il construit son nid dans les arbres creux, les trous de
murailles, sous les toits des granges et des greniers. Souvent aérien, de forme sphérique régulière de 30 à
40 cm de diamètre, ce nid est fabriqué en carton friable daspect écailleux. La population en est peu
nombreuse, quelques centaines dindividus au plus. La colonie est fondée assez tard, en juin. Pour nourrir
les larves, les frelons capturent des insectes. Moins avides de substance carnée que les autres guêpes, ils
sont très friands de fruits mûrs et de miel ; ils sattaquent parfois aux abeilles pour déguster le nectar de leur
jabot et pénètrent dans les ruches pour en piller le miel.
Rêve Lémanique