
|
Prélat suisse, patriote et défenseur des intérêts du Saint-Siège. Issu dune famille modeste de Mühlebach, Matthäus Schiner ( dit le cardinal de Sion ) suit des études à Zürich, puis à Côme. Curé paroissial, il se fait remarquer par son éloquence et sa charité, et devient ainsi chanoine, puis évêque de Sion ( v. 1500 ). Grand défenseur de lEglise, il dresse les cantons suisses contre la France après avoir consulté le pape Jules II en 1509. Une deuxième alliance avec Jules II, en 1510, le hisse au rang de cardinal lannée suivante. Il demeure un guerrier et, après avoir mobilisé quelques milliers de soldats suisses quil amène en Italie, il est battu par le duc de Nemours, Gaston de Foix. En 1512, il négocie une troisième alliance entre le pape, Venise et les cantons. Après le recul des Français, le pape le choisit comme légat et lieutenant général à Milan. En 1515, il est fait prisonnier à Marignan. Sa détention est brève et il déploie son énergie pour empêcher toute alliance avec François Ier. Grâce aux fonds anglais, il réunit 6000 Valaisans pour accompagner larmée impériale en Lombardie, mais sa tentative aboutit à un nouvel échec. Profitant de cette situation, Georges de Fluh, un de ses nombreux rivaux, sempare de Sion et brûle le château de Martigny en 1516. Banni du Valais, Schiner se retire alors à Rome et obtient de lempereur la mise au ban de son ennemi. Il y meurt de la peste. Connu comme un farouche opposant de la France, Schiner est également réputé pour avoir été lun des protecteurs dErasme. Son grand ennemi valaisan était Georges Supersaxo qui meurt en exile à Vevey.
|