
|
Dans une Diète qui fut indiquée à Fribourg, le bâtard de Savoie, Louis Forbin, seigneur de Soliers, et Jean Duplessis, ministres plénipotentiaires de France, signèrent avec les treize Cantons, les ligues grises,les villes et les communautés alliées, un traité de confédération quon nomma la paix perpétuelle et dont les deux nations ne se sont jamais départies. Les conditions en étaient à peu près les mêmes que celles du traité de Genève. La ville de Bellinzona resta aux Suisses ; on leur laissa le terme dune année pour délibérer sils garderaient les autres châteaux usurpés sur le duché de Milan, ou sils les restitueraient en recevant cent mille écus. Ils choisirent ce dernier parti, mais après les avoir démolis afin quils ne puissent ni tenir leurs frontières en sujétion, ni leur fermer lentrée du Milanais sils venaient à se brouiller une seconde fois avec la France.
|