Robert III de la Marck, seigneur de Fleuranges, 1491 - 1537

Maréchal  de France  et historien,  fils  de Robert II  de La Marck,  duc  de Bouillon,  seigneur  de Sedan et  de  Fleuranges,
dont  l’oncle  était  le  célèbre  William  de  La  Marck,  le  sanglier  des  Ardennes.

Penchant pour les exercices militaires  dès ses premières années  et à l’âge de dix ans  il est envoyé à la cour de Louis XII.
Il  y  est  l’ami  et  le  compagnon  de  jeux  puis  d’armes  du  duc  d’Angoulême,  le  futur  François  Ier,  roi  de  France.

A sa vingtième année il épouse une nièce du cardinal d’Amboise.  Aprés trois mois de mariage  il rejoind l’armée française
dans le Milanais.  Avec une poignée d’hommes  il prend Vérone.  Les Venitiens mettent le siège sur la ville, un siège qui se
prolonge.  Impatient  d’un  service  plus  actif,  il  rejoind  le  reste  de  l’armée  française.  Il participe  au  soulagement  de
Mirandola,  assiégée  par les troupes du pape  Jules II,  et à d’autres actions de la campagne d’Italie.  1512,  Fleuranges est
envoyé en Flandre pour prélever un corps de 10 000 hommes et revenir en Italie, à leur tête sous le commandement de son
père, en 1513.  Alessandria  est saisie,  et Novare  vigoureusement  envahie.  Mais  les Français  sont défaits  et  Fleuranges
s’échappe de justesse avec  plus de quarante blessures.  Il a été sauvé par son père et envoyé à Vercellae, et de là à Lyon.
1515,  il retourne en Italie  avec François 1er,  il se distingue  dans diverses affaires,  et  particulièrement à  Marignan  où il
contribue largement à la victoire des Français et le roi l’adoube de sa propre main.  Il prend Crémone, avant d’être appelé
auprès de son père malade.  En 1519  il est envoyé en Allemagne afin d’inciter les électeurs à donner leurs voix à François
1er,  mission  diplomatique  difficile,  il  échoue.

La guerre  en Italie  est  rallumée,  Fleuranges  y accompagne  le roi.  1525,  il est fait  prisonnier  à la bataille de  Pavie  et
partage  la captivité  de François Ier.  L’empereur,  irrité par la défection  de son père,  Robert II de la Marck,  l’emprisonne
en Flandre,  où il reste  quelques  années.  Pendant  cet emprisonnement  il est fait  maréchal  de France.  Il met à profit sa
captivité  pour s’adonner  à l’écriture.  Ses " mémoires " donnent force  de détails  intéressants  sur son temps dans un style
simple mais vif.  Il est édité, seulement, en 1735... La dernière occasion à laquelle Fleuranges a été engagé dans le service
actif est à la défense de Péronne, assiégée par le compte de Nassau en 1536.  L’année suivante il est saisi par la maladie à
Longjumeau,  et  meurt  en  décembre  1537.

Robert III participa à toutes les campagnes et s’illustra sous le nom de " Fleuranges L’Adventureux ".
" Sa mort fut grand dommage,  pour avoir esté en son temps gentil cavalier et grand homme de guerre ".