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En 1816, Lord Byron, n'écrit pas seulement son fameux Prisonnier de Chillon sur le château de Chillon, en plus d'un sonnet sur le lac Léman, il ne manqua pas d'écrire quelques lignes sur Chillon où transparaissent clairement les idées de liberté qui le conduiront à sacrifier sa vie à cet idéal huit ans plus tard en terre grecque, face aux excès de la Turquie ottomane.
Sonnet sur Chillon
Eternel génie de l'ame sur laquelle les chaînes n'ont point d'empire ! Liberté !
C'est dans les donjons que brille le plus ta lumière, parce que c'est dans le coeur que tu fais ta demeure, dans le coeur que ton amour seul peut enchaîner ; et lorsque tes enfants sont jetés dans les fers, au milieu de l'enceinte ténébreuse de l'humide cachot, leur patrie triomphe par leurs martyre et la gloire de l'indépendance trouve des ailes dans tous les vents.
O Chillon ! ta prison est un lieu saint, et son triste pavé un autel, car il a été foulé par Bonnivard, et chacun de ses pas y a laissé une trace comme si ton froid pavé eût été sensible à leur empreinte !
Qu'aucune de ces traces ne s'efface ! car elles en appellent à Dieu de la tyrannie de l'homme !
Georges Gordon Byron,
juillet 1816, rives du lac Léman
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