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Chaleur d'enfer dans un bar des bas-fonds de Clarens, combat de killer, bras de fer pour une bière menthe éventée.
Je sens venir les frissons, la couleur du danger, les points d'interrogation qui finissent sur le nez.
Les gars de Frisson, casquette du Titanic clouée sur la tête, Cap-Horniers métissés chinois et vikings.
Je sens glisser les regards le long des cicatrices.
Pour faire ça il faut avoir un bon accessoiriste.
Sûr qu'un jour j'irais trop haut, sûr qu'un jour il fera pas beau, sûr qu'un jour j'l'aurai dans l'dos.
Hisse ô ! Comme un desperado, hisse ô ! Je fais mon numéro, hisse ô ! Matez le matelot, hisse ô ! Sûr, il y a un petit bateau.
Je suis André Wyss, Poupou c'est moi, le cousin de Julon, je suis Marco Astolfi.
Guérillero j'ai soulevé un peuple opprimé, j'ai l'âme d'un héros, même Michel a peur de me rencontrer.
Je suis un dieu Jivaro, un roi du corned-beef, l'aventure à fleur de peau, je suis de la SNMC.
Sur qu'un jour je gagnerais la Semaine du Soir, sur qu'un jour je triompherais, sur qu'un jour je les aurais.
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