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Découvertes engage la bouée chassé de près par ses poursuivants
L'armada lémanique savoyarde
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Les livres comptables de Chillon nous révèlent le nom de 14 spécialistes génois de la construction navale qui participent à la constructions de barques, galiottes et galères.
La première de ces galères fut lancée en 1287, probablement semblable aux navires de guerre de la Méditerranée de l’époque.
Coque effilée, armée d'un éperon pour aborder les bateaux ennemis par le travers, elle était équipée d'un château arrière pour abriter les officiers.
La plus grande de ses embarcations militaires, lancée vers 1300, dépassait 30 mètres, était équipée de 72 rames et pouvait embarquer une centaine de soldats.
Faute d'ennemis à leur niveau, les galères savoyardes s’occupent à piller villes et villages ou à pirater les bateaux marchands.
Cette flotte sera décimée en 1343 par l'incendie d'une vielle maison de Villeneuve que le foehn attise à embraser la moitié de la ville et la flotte savoyarde mouillée dans la rade.
Une seule galère échappe, fumante, au brasier pour aller mouiller à l'abri de Chillon dans un état qui nécéssitera deux ans de travaux.
Malheureusement, les merveilleux livres comptables de Chillon postérieurs à 1352 ont disparu ; l'oubli nimbe l'histoire de cette flotte jusqu'au milieu du XVIème siècle et l'invasion bernoise.
Une dernière galère savoyarde, commandée par un dénomé Beaufort, affectée à la défense de Chillon, fuira la flotte genevoise, en passant au travers toute pavoisée et chargée de l'or, des archives, de l'artillerie et des gens de Chillon, pour se saborder dans le port de Tourronde.
Son avance était telle que le bateau n'est plus que cendres, l'artillerie est détruite, or, archives et gens à l'abris dans les montagnes à l'arrivée des bateaux genevois.
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