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Pointe de la Becque, cimetière de l'Hirondelle, Dodouce
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Le 27 août 1856, l'Hirondelle, plan d'Escher Wyss, quitte la cale sèche d'Ouchy.
Ce premier bateau à vapeur du Léman construit entièrement en Suisse sera mis en service à fin septembre.
L'Hirondelle des sociétés de l'Aigle et du Léman est capable d'embarquer huit cents passagers.
Le 19 février 1857 déjà, l'Hirondelle s'échoue à Promenthoux.
Le 10 juin 1862, entre 12:00 et 12:15, l'Hirondelle, dans une manoeuvre engagée par le timonier Visinand pour éviter une barque qui lui coupe la route, talonne sur les rochers devant la pointe de la Becque à La Tour-de-Peilz.
Une heure et demie après le choc sur les récifs, le bateau commence à s'enfonçer par l'avant.
Les, environ, 350 passagers, l'équipage et une grande partie du fret et du matériel sont évacués sans dommages.
Les seules blessures humaines à déplorer ne le seront qu'à l'amour propre.
Pendant le sauvetage il a été perdu un sac de nuit, un tonneau de vin et un jambon ont été volés, plus une jumelle marine appartenant au Capitaine.
L'Hirondelle est comme cloué sur le rocher, avant noyé et poupe en l'air, les opérations pour le retirer de cette situation scabreuse son difficiles.
Le vapeur a été relevé de deux mètres, et l'on commence à envisager le succès des opérations de renflouage, quand, dans la nuit du 13 au 14 juillet, une violente tempête rompt les amarres et brise les barques d'appui.
Les trente hommes qui devaient le mener au port le lendemain l'abandonnent.
Le 29 juillet, après une deuxième tempête et la récupérération de la poupe qui s'était détachée du navire, la proue et les machines disparaissent dans les eaux du Léman.
Un scaphandrier tentera vainement, pendant sept jours de retrouver l'épave en 1869.
L'avant de l'Hirondelle sera retrouvé par hasard le 27 février 1966, d'un seul tenant, gisant entre 41 et 58 mètres de fond.
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