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Le poète anglais, Lord George Byron se lie avec le poète Shelley, dont la vie agitée et courte est si semblable à la sienne.
Ils partageront la villa Diodati, à Cologny près de Genève, d'où ils visiteront diverses régions de Suisse entre mai et octobre 1816.
C'est l'année sans été décrite dans le poème Darkness (le cuistre ! En plus de ces graffitis dans la pierre de Chillon ! ...).
A la villa Diodati, la compagne de Percy Bysshe Shelley, Mary Wollstonecraft Godwin, future Mary Shelley, déjà tout à son Frankenstein ou le Prométhée moderne, est entourée de son futur mari, de Lord Byron, de sa demi-soeur, Claire Clermont, mise enceinte d'Allegra, qui naîtra en 1817, des oeuvres de George ; on est proche d'un mouvement qui connaîtra son apogée un peu plus de 150 ans plus tard.
C'est le temps de la croisière lémanique, en barque, de George Byron et Percy Shelley, avec escales à Chillon, Clarens et Ouchy, l'excursion dans l'Oberland bernois, chez les libérateurs de Bonnivard.
Le séjour helvétique de Byron est à l'origine de ses oeuvres les plus célèbres : le troisième chant de Childe Harold, Le prisonnier de Chillon, son sombre drame Manfred, inspiré des glaciers de l’Oberland, écrit en 1817 ainsi que Lament of Tasso, La Complainte du Tasse.
Byron s'exprime avec de plus en plus de verve, dans ses oeuvres, sur le thème de la liberté naturelle.
Il séjourne aussi chez Madame de Staël, à Coppet, rencontre Matthew Gregory Lewis, l'auteur du gothique Le Moine.
La calviniste Genève de 1816, New-York en 1940 (rencontre de Kerouac, Ginsberg et Burroughs), points communs ?
Le passage de Byron aura des retombées touristiques durables sur le Haut-Lac, à Chillon et Clarens notamment.
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