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Des rivages du Léman, Byron gagne Milan, où il croise Stendhal, et Venise.
Il s'installe au palais Mocenigo, sur le Grand Canal, pour un séjour coupé d'une visite à Rome.
Byron vit à Venise entouré de quatorze serviteurs, de chevaux et une vraie ménagerie.
Il participe, très activement, à plusieurs carnavals successifs et apprend l'arménien au séminaire de San Lazzaro,
C'est le temps de l'aventure avec Marianna Segati, puis avec Margarita Cogni, la Fornarina.
Il trouve quelques libertés à compléter Childe Harold, chants IV et V, écrit Beppo et commence sa satire épique Don Juan.
En 1819, il s'éprend de la comtesse Teresa Guiccioli, vingt ans, qu'il suit à Ravenne, où il s'installe au palais Guiccioli.
Quand le comte Guiccioli met dehors Byron, Teresa se réfugie chez son père, le comte Gamba, qui obtient du pape Pie VII la séparation du couple.
Ami du comte et de son fils Pietro, des Carbonari, Byron s'associe à leurs projets en finançant le mouvement grâce à la vente de Newstead Abbey, à ses droits d'auteur, à un héritage, et en entreposant des armes.
La révolte avortée en 1821, les Gamba, se réfugient à Pise, où Byron les rejoignit trois mois après.
C'est l'époque de la parution de Marino Faliero, Sardanapale, Les Deux Foscari, Caïn et, surtout, les chants II et IV de Don Juan, son oeuvre la plus personnelle achevée à Pise en 1822.
Don Juan est un héros railleur, cynique, passionné, enthousiaste, aventureux et mobile comme George Gordon Noel Byron.
Avec Shelley, l'aventurier Trelawny et l'essayiste Leigh Hunt, il fonde l'éphémère périodique Le Libéral.
En avril, Allegra, la fille de Byron et de Claire Clermont meurt, dans le couvent italien où elle était en pension, à cinq ans.
En juillet, Shelley se noie en mer, à Livourne ; Byron et Trelawny brûlent, à la manière antique, sa dépouille sur la plage de Viareggio.
Fin 1822, les Gamba exilés de Toscane, s'installent à Gênes, où Byron les rejoint.
Il s'y lie d'amitié avec Lady Blessington, qui recueillit ses propos, qu'elle publiera plus tard.
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