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Le 10 décembre 1815 naît Augusta Ada (merveilleuse coïncidence du destin : Lord Byron, détonateur du tourisme dans la région de Montreux est le père d'Augusta Ada King, comtesse Lovelace, l'Ada de Lovelace de la description de la machine analytique de Charles Babbage, une des fondations de la technologie qui vous permet de parcourir ces pages).
Le 6 janvier, Lord Byron qui ne communique plus avec Lady Byron que par lettres, lui écrit qu’elle se doit de quitter Londres aussitôt que possible pour vivre avec son père en attendant qu’il ait pris des arrangements avec ses créanciers.
Elle lui écrivît à son départ une lettre affectueuse tout en s'occupant à le faire déclarer insane.
Cette séparation fait scandale, Byron est accusé, par l'opinion publique, de vices monstrueux, et comparé, dans la presse britannique, à Néron, Héliogabale, Caligula, et autre Henri VIII.
Il ne peut plus se montrer en public, de crainte fondée des outrages de la foule.
La cause de cette fureur sera révélée cinquante-cinq ans plus tard par Harriet Beecher Stowe :
Byron aurait eu des relations incestueuses avec sa demi-soeur Augusta, Mistress Leigh, et ils auraient eu ensemble une fille, née le 14 avril 1814, qui porta le nom de l'héroïne du poème Le Corsaire : Medora.
Lady Byron aurait confié ce secret à la romancière américaine, pensant qu’en ternissant la mémoire du poète, elle diminuerait l’influence néfaste de ses écrits et son expiation dans l’autre monde, en 1856.
Cette inceste ne laisse que peu de doute de par des stances écrites à sa soeur depuis la villa Diodati, Genève, et des vers adressés à My Sweet Sister, Ma douce soeur, détruits à la mort du poète sur son expresse volonté.
Lord Byron implore le pardon de son épouse en lui adressant le pathétique Porte-toi bien, mais la séparation a lieu le 2 février 1816.
Haï par les hommes politiques pour ses idées libérales et sa sympathie pour Napoléon, il embarque à Douvres le 24 avril 1816 pour ne plus revenir au Royaume-Uni, après la parution du The Siege of Corinth, Le Siège de Corinthe, et de Parisina.
Le Siège de Corinthe fut composé pendant son année de cohabitation conjugale ; le manuscrit tout entier étant de la main de Lady Byron.
Il visite la France et la Belgique (le sud des des Pays Bas qui ne deviendra la Belgique que dans une quinzaine d'année), où la vue du champ de bataille de Waterloo lui inspire un de ses plus beaux chants, avant de gagner la Suisse.
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