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C'est dépité, voyant ses forces s’user, son génie s’appauvrir et sa fortune fondre que Lord George Gordon Byron résout de mettre les restes de son énergie et de sa fortune au service de l’insurrection indépendantiste des Grecs contre l'Empire ottoman.
Il embarque avec Pietro Gamba, Trelawny, un jeune médecin italien et cinq serviteurs pour Céphalonie sur un brick armé à ses frais avec un chargement d’armes et d’or.
Il passe quatre mois sur l'île de Céphalonie à tenter d'amener un peu de convergence entre les diverses factions du mouvement grec souvent irréconciliables, parfois suspectes d'ambitions personnelles.
Byron se dévoue au secours des réfugiés, verse 4'000 livres au gouvernement grec légal (la Grèce est officiellement indépendante depuis le 25 mars 1821 même si la véritable création de l'Etat grec naîtra de la Conférence de Londres en 1830) pour l'entretien de sa flotte.
Il décide de rejoindre le Prince Mavrokordátos, le Washington de la Grèce, sur le continent et débarque à Missolonghi le 4 janvier 1824.
La traversée a été mouvementée ; Byron a échappé de justesse à une frégate turque et à un naufrage.
L'enthousiasme est émoussé, l'aigreur commence à envahir le pourtant encore jeune Lord qui déclare ne trouver partout que confusion, discorde, anarchie, rapacité et fraude, un peuple brave mais sans discipline, une populace armée, cruelle, criarde, imbécile et turbulente, des chefs jaloux, antagonistes et mal obéis, rien que ça...
Ame de poète et son argent de grand seigneur, pendant trois mois il essaye de remédier à ces problèmes, il recrute, équipe et exerce un corps souliote, habitants du massif montagneux du Souli restés libres de la domination ottomane, à sa charge.
Il se préparait à attaquer Lépante, à la demande de Mavrokordátos, avec les forces gouvernementales quand il rechute, 9 avril, de la fièvre des marais contractée à son premier voyage en Grèce.
Affaibli par de vaines saignées, il meurt dans la soirée du jour de Pâques du 19 avril 1824.
Les Grecs prennent le deuil.
Une messe est dite le 23 à Missolonghi (Rachid Pacha, Kioutagi, mettra le troisième siège devant Missolonghi le 27 avril 1824).
Le départ du bateau qui emporte son corps vers l'Angleterre est salué d'un coup de canon par année vécue par le baron Lord George Gordon Noel Byron.
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